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Le Végétarisme et le Sport:
Les
Athletes ont-ils besoin de viande? Le Végétariens et leur Santé:
Diabètes
et régime végétarien |
Les Atletes ont-ils besoin de viande?
Conférence prononcée lors du 7° Congrès Végétarien
Européen à Widnau, Suisse (juillet 99)
par le Professeur Marcel Hebbelinck.
Marcel Hebbelinck
Des résultats remarquables ont été enregistrés par des végétariens et des "presque végétariens" ayant fourni des efforts importants au niveau physique et mental. Parcourir 150 à 300 km à pied sans arrêt est manifestement une performance athlétique de tout premier plan. Courir sur de telles longues distances par des sentiers montagneux en poussant la traditionnelle ràràhia, une balle en bois, est très impressionnant. C'est pourtant ce que les Indiens Tarahumara, de l'Etat du Chihuaha au nord du Mexique ont fait, en tant qu'activité régulière de leur vie, depuis des centaines d'années. Leur ration journalière consiste en céréales (maïs), haricots et courges, plantes sauvages et quelques poissons d'eau douce. La quantité totale de calories est estimée entre 1.200 et 1.500 par jour. Le lait, la viande et les oeufs sont des produits rares et ne sont consommés que de façon occasionnelle, lors de cérémonies spéciales. Le fait que les Tarahumara puissent courir sur de très longues distances avec un régime à faible teneur en calories et bien en dessous des normes classiques pour ce qui concerne les protéines, hydrates de carbone, graisses (macronutriments), vitamines et minéraux (micronutriments), constitue un défi à notre façon de penser. Des performances athlétiques similaires, quoique moins connues mais tout aussi étonnantes, sont relatées à propos des Indiens Aymara, de la région du lac Titicaca, des coolies chinois et des sherpas des montagnes, qui vivent d'un régime frugal, presque complètement végétarien. Une course d'endurance de mille kilomètres à travers l'Allemagne, de la mer Baltique jusqu'aux Alpes, qui sera relatée au cours de ce congrès par le professeur Jung, confirme également le fait que cette très longue distance convient parfaitement aux capacités d'athlètes s'alimentant de repas entièrement végétariens comportant une grande quantité de fruits frais et de légumes crus. Voici quelques exemples intéressants de végétariens ayant accompli des des performances athlétiques, la première ayant été relatée lors du Congrès mondial végétarien d'Ulm en 1982 :
- La famille d'artistes Widmayer. A l'âge de 14 ans, Fogrund Widmayer est championne du Würtenberg en sports rythmiques, et Waltrud Widmayer (dont le nom d'artiste est Thora von der Teck) est devenue, à 14 ans également, championne d'Allemagne dans la discipline du trapèze. Les deux filles Widmayer sont des végétariennes de la troisième génération.
- Une autre performance athlétique remarquable a été accomplie par le végétarien français Bernard Gaschard qui, en 1998, à l'âge de 66 ans, a participé à une course sur longue distance très éprouvante, appelée le "Grand Raid de la Réunion", et qui s'est classé premier de son groupe d'âge. Par terrain difficile et une chaleur tropicale, il a couru sans arrêt les 132 km de l'épreuve en 35 heures 58 minutes et 50 secondes. Il est végétarien depuis 40 ans, ne consomme pas de sucre raffiné et ne boit ni café ni alcool.
Une consommation énergétique inférieure à la moyenne
- En 1998, une analyse de l'alimentation de six végétaliens crudivores participant à des courses cyclistes sur de longues distances a été effectuée. Chaque jour des 1.450 km du parcours, les six participants dont l'âge s'étalait entre 21 et 78 ans ont rempli une fiche où ils ont noté les aliments et les boissons consommés. Ils ont parcouru environ 77 km par jour avec une moyenne de 16 km par heure. L'analyse de leurs aliments a montré une prise énergétique quotidienne de 1.348 calories. Ce chiffre très bas est en contradiction avec la dépense énergétique estimée à 4.712 calories par jour. Cette différence n'a pas pu être complètement expliquée par la perte moyenne de poids de 4 kilos, qui a même été pour certains de ces participants inférieure à 2 kilos. Cependant, la proportion recommandée en énergie de 60% d'hydrates de carbone, 30% de graisses et 10% de protéines a été respectée. Les participants en question arrivèrent à Stockholm en bonne forme.
- En 1982, un cancer du sein avait été diagnostiqué chez Ruth Heidrich, alors âgée de 47 ans. Après avoir subi une mastectomie à 48 ans, elle est devenue végétalienne et a entamé un entraînement physique vigoureux, participant au triathlon d'Hawaii 'Iron Man/Lady' qu'elle a remporté à six reprises dans sa tranche d'âge. En 1997, à 63 ans, Ruth Heidrich n'est pas seulement une «femme de fer» végan qui a gagné environ 600 trophées, médailles et récompenses (avec notamment 60 courses en 1997), mais elle est aussi une conférencière éminente et l'auteur de deux ouvrages. Dans son livre «A race for life : from cancer to the Ironman», elle raconte non seulement son histoire mais encore prouve qu'en combinant une alimentation saine, des exercices physiques vigoureux et une grande volonté, on peut vaincre la maladie.
- Récemment, en 1998, la Suissesse de 31 ans, Natacha Badman, a gagné le 22ème triathlon de Hawaii. "Nager 3,8 km, pédaler à vélo 180 km et ensuite courir 42 km sous un soleil de plomb (40 degrés centigrades) en 9 heures, 24 minutes et 36 secondes est certainement le type même du sport de haut niveau". Natacha, cette «vegi» femme d'une grande force est végétarienne depuis dix ans.
Qu'en est-il des sports de force? La plupart des textes traitant de nutrition dans la pratique de ces sports contestent l'opportunité d'une alimentation végétarienne ou végétalienne pour des épreuves de type intensif. C'est cependant une réalité que de nombreux athlètes végétariens engagés dans des sports de "force" et de "muscle" sont des champions de "top niveau" : - Ridgely Abele (USA) : 8 fois champion de karaté des Etats-Unis - Peter Hussing (Allemagne) : champion amateur européen de boxe en 1979, catégorie des super-lourds - Andreas Cahling (Suède/USA) : Monsieur "Body Building" (culturisme) international en 1980 - Ingra Manecke (Allemagne) : champion d'Allemagne du lancement du disque de 1977 à 1982 - Edwin Moses (USA) : médaillé d'or olympique et détenteur du record mondial sur 400 m haies - Pat Reeves (Grande-Bretagne) : végétalienne végan, championne féminine d'haltérophilie de Grande-Bretagne et Open, de 1990 à 1998. On peut aussi mentionner la patineuse artistique française Surya Bonaly, six fois championne européenne, les championnes de tennis américaines Billy Jean King, Chris Evert-Lloyd et Martina Navratilova, toutes des athlètes d'élite ayant brillé dans des sports exigeant à la fois vitesse de déplacement et puissance.
Faibles apports de créatine, faibles performances ?
Du point de vue scientifique, une question qui suscite la curiosité est la prise de créatine en tant que complément ergogénique (c.à d. un produit stimulant la performance) cette substance qui est nécessaire aux activités contractiles des muscles. La biodisponibilité de la créatine est considérée comme un facteur limitatif pour la poursuite d'exercices d'intensité maximale. D'une part, la créatine est suppléée en continu par la biosynthèse endogène à partir de deux acides aminés du foie, du pancréas et des reins (arginine et lysine). D'autre part, l'alimentation peut être considérée comme une source exogène chez les omnivores, étant donné que la viande contient des quantités relativement importantes de créatine. Dans la littérature scientifique, une étude fait état que les végétariens ont des concentrations sériques de créatine plus faibles (Delanghe, 1989), et puisque les végétariens n'ont pas d'apport extérieur en créatine, ils sont considérés comme ne pouvant accomplir que des performances modestes dans des épreuves intensives. Toutefois, comme il est mentionné dans l'étude de biopsie de Harris et al. (1992), les deux sujets végétariens ayant fait l'objet d'une évaluation lors de leurs expériences, avaient des niveaux normaux de créatine. A la lumière de ces données contradictoires, nous avons décidé (Clarys et al., 1997) de mener une expérience en double insu sur l'effet d'un apport oral de créatine lors d'une épreuve intensive chez deux populations, végétarienne d'une part et non végétarienne d'autre part. Le résultat final de cette étude expérimentale a été que l'apport supplémentaire n'avait entraîné aucune amélioration ni chez les végétariens ni chez les non végétariens. D'où la constatation que rien n'indique une carence substantielle de créatine chez les végétariens qui ne peuvent s'en remettre qu'à la biosynthèse endogène. Il est par conséquent injustifié d'affirmer qu'une alimentation végétarienne ne convient pas pour des athlètes engagés dans des disciplines exigeant beaucoup de force, de puissance et/ou une grande vitesse.
Tournons nous maintenant vers un autre mythe : celui des besoins en protéines des athlètes végétariens. L'accent mis sur l'importance des protéines nécessaires aux performances sportives a une longue histoire, qui remonte aux athlètes de la Grèce ancienne qui étaient de solides mangeurs de viande. Au 19ème siècle, la croyance traditionnelle que "la viande rend fort" a été renforcée par le chimio-physiologiste très connu, von Liebig, qui prétendait que l'énergie musculaire était produite par oxydation des protéines. En dépit du fait que, dans les années 1860, les scientifiques savaient que les principaux "carburants " destinés au travail musculaire étaient des hydrates de carbone et dans une certaine mesure les acides gras, le mythe "protéine = force" a été maintenu et même renforcé au cours de la majeure partie de ce 20ème siècle. Aujourd'hui toutefois, il est reconnu que les protéines ne fournissent qu'entre 5 et 15% de l'énergie utilisée au cours d'une épreuve d'endurance. Chez les athlètes engagés dans des sports de force, l'accroissement du besoin en protéines alimentaires est basé de façon théorique sur l'augmentation de l'oxydation des acides aminés (ce qui se passe lorsque les muscles sont en action). D'un autre côté, le besoin supplémentaire pour la formation de masse musculaire effective est faible, parce que les muscles sont composés aux trois quarts d'eau. Un calcul rapide démontre que pour augmenter par exemple de 120 grammes par semaine la masse musculaire (dont 30 grammes seulement sont des protéines), 4,3 grammes de protéines additionnelles par jour sont nécessaires, en supposant 100% d'efficacité d'utilisation des protéines. Il est bien accepté que les végétariens peuvent aisément satisfaire les relativement faibles besoins supplémentaires en protéines lors de compétitions d'endurance, bien que ceci puisse être légèrement plus difficile pour les athlètes végétariens dans les disciplines de force, de vitesse et de puissance, comme le sprint, l'haltérophilie, etc. Pour ces athlètes-là, un ajustement diététique est recommandé (allant jusqu'à 1,5 à 1,8 gramme par kilo de poids corporel), ce qui peut être obtenu sans difficulté en incluant davantage d'aliments riches en protéines, comme les légumineuses et des aliments à base de soja. Il est important de noter que les protéines végétales, du fait de leur contenu plus faible en acides aminés souffrés, causeront probablement moins d'excrétion de calcium urinaire par comparaison avec les protéines animales. A cet égard, il est recommandé du point de vue de la santé, et ceci pas seulement pour les athlètes végétariens mais aussi pour les non végétariens, de faire face aux besoins accrus en protéines en consommant davantage d'aliments riches en protéines d'origine végétale. En conclusion, on peut dire que, sur la base des données factuelles et empiriques, les athlètes végétariens sont capables de performances de haut niveau dans toutes les disciplines sportives, pour autant qu'ils et elles suivent un régime globalement équilibré conforme aux exigences de chaque épreuve et de leurs conditions d'entraînement respectives.
Prof. ém. Dr Marcel Hebbelinck, Laboratoire de Biométrie Humaine, Bruxelles.
Laboratory of Human Biometry and Biomechanics
Vrije Universiteit Brussel - Faculty Phys. Ed. & Phys. Ther.
Pleinlaan 2, 1050 Brussel, BelgiumTel.: +32-2-629.27.29 (31)
Fax: +32-2-629.27.36
par D. Virginia Messina
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Sommaire : Notes au lecteur Le sucre Cet article est pour vous si vous êtes un végétarien qui a récemment développé le diabète, ou si vous êtes un diabétique qui voudrait essayer un régime végétarien. Si vous êtes diabétique, surtout contactez un diététicien diplômé lorsque vous planifiez votre régime, particulièrement si vous êtes un nouveau diabétique. Le régime diabétique le plus ancien est décrit en Egypte vers l'an 1550 avant JC. et suggérait l'utilisation de "grains de blé, de gruau frais, de raisins, de miel, de baies, et de la bière douce," ou autrement dit, un régime haut en hydrates de carbone. Néanmoins, à la fin du XVIII siècle un chirurgien anglais recommandait "des aliments d'origine animale et une restriction avec une abstinence de toute forme de matière végétale." Pratiquement tous les régimes qui tombent entre ces deux extrêmes ont été recommandé à un moment ou un autre. Notre compréhension du meilleur régime pour les diabétiques est en constante évolution. On sait, comme le savaient nos ancêtres, que le régime alimentaire est important dans le contrôle de cette maladie. Le diabète, ou le diabète mellitus, nom exact, est l'incapacité de traiter la nourriture correctement. La plupart de ce que l'on mange est digéré et convertit en glucose, le sucre qui se trouve dans le sang. Le glucose, est transporté par le sang aux organes du corps, jusque dans les cellules individuelles qui l'utilisent comme source d'énergie. La plupart des organes du corps requièrent l'hormone insuline pour convertir le glucose sous forme utilisable. Avec le diabète, l'insuline est absente ou présente en quantités insuffisantes, ou inefficace et par conséquence, les cellules ne peuvent obtenir assez de glucose. Le glucose s'accumule alors dans le sang. Lorsque le niveau de glucose est trop important, on appelle cela l'hyperglycémie. Les effets à court terme de l'hyperglycémie peuvent comprendre la soif excessive, des mictions fréquentes, la faiblesse générale, l'incapacité de se concentrer, la perte de coordination, et le trouble de la vision. Avec des niveaux très élevés de glucose dans le sang, il peut avoir des pertes de conscience. Le diabète est bien plus qu'un niveau élevé de glucose. Les effets de la maladie sont nombreux, parfois inexplicables, et potentiellement dévastateurs. Les diabétiques ont souvent des niveaux élevés de lipides dans le sang (cholestérol et triglycéride) et ont plus de risques de développer l'athérosclérose, ou des artères bouchées. Sans traitement, le diabète résulte en un plus grand risque de crise cardiaque, attaque cérébrale et problèmes de vue, incluant la cécité. Certains experts pensent que les complications à long terme résulteraient des années passées avec des niveaux élevés en glucose. Aussi inquiétant que cela apparaisse, il y a de bonnes nouvelles concernant le diabète. Le diabète peut se contrôler. Un regard au régime recommandé pour les diabétiques peut nous aider à comprendre en quoi les végétariens peuvent avoir un avantage dans le contrôle de cette maladie. Il y a beaucoup de confusion dû au fait que le diabète comprend en réalité deux maladies distinctes. Le type I appelé aussi le diabète sucré, insulino-dépendant, auparavant appelé diabète juvénile. Ceux qui en souffrent ne fabriquent pas ou très peu d'insuline. Il n'y a pas de remède pour ce type même si un régime correct et l'exercice physique peuvent réduire les besoins en insuline. Le type II, ou le diabète non-dépendant en insuline, était connu auparavant comme le diabète adulte. A peu près 90% des diabétiques sont dans cette catégorie. On pense que l'obésité est un facteur majeur de risque pour ce type de diabète. Quelques diabétiques du type II ne produisent pas assez d'insuline et peuvent bénéficier d'injections d'insuline. Plus typiquement toutefois, ces personnes produisent suffisamment d'insuline ou même en excès; mais leurs cellules sont résistantes à l'insuline. Ces diabétiques peuvent prendre des médicaments appelés "agents hypoglycémiques oraux" pour aider à faire baisser les niveaux de glucose dans le sang. Dans beaucoup de cas une réduction de poids seule aidera à équilibrer les niveaux de glucose dans le sang. Quelque soit le type le régime alimentaire est un facteur critique pour la régularisation des niveaux de glucose dans le sang. Les quatre buts du régime diabétique 1. Réaliser et maintenir les niveaux normaux de
glucose dans le sang. 2. Réaliser et maintenir un niveau acceptable de
graisses dans le sang. 3. Procurer une bonne nutrition. 4. Maintenir un poids idéal. Principes d'un régime diabétique Basés sur les buts énoncés ci-dessus, les principes du régime diabétique sont les suivants : 1. Moins de graisses, particulièrement les graisses saturées C'est le principe le plus important dans le régime diabétique. Les aliments riches en graisses ont aussi beaucoup de calories, et donc contribuent à l'obésité. De plus, les niveaux élevés en graisses dans les régimes sont associés à l'athérosclérose. 2. Beaucoup d'hydrates de carbone. Bien des gens sont étonnés d'apprendre que les diabétiques peuvent et devraient manger des amidons, tels que les pommes de terre, le pain, les pâtes, et les légumineuses. Un régime élevé en glucides complexes aide à contrôler la glucose dans le sang. L'American Diabetic Association (L'Association Américaine des Diabétiques) recommande qu'au moins 55 à 60% des calories consommées proviennent des hydrates de carbone. 3. Beaucoup de fibres. Les fibres semblent être particulièrement efficace dans la normalisation des niveaux de glucose dans le sang et diminution des niveaux de lipides, comme on le verra. Dans la décennie passée, le thème le plus discuté a été l'effet des fibres sur les niveaux de glucose dans le sang. Les fibres ne se trouvent que dans les aliments végétaux. Les aliments dérivés des animaux ne contiennent aucune fibre. Certains chercheurs ont pu démontrer que le niveau total de glucides complexes (amidon et fibre) est plus important que celui de la fibre seule (N.D.T. : glucide syn. de hydrate de carbone). En fait, plusieurs études ont démontré que lorsque le niveau de glucides reste constant, des niveaux variables de fibres n'ont pas d'effet sur les niveaux de glucose dans le sang. Néanmoins, la majorité des études donnent un rôle important aux fibres dans la régularisation du glucose dans le sang. Il y a deux sortes de fibres alimentaires : la fibre insoluble avec peu d'effet sur le taux de glucose dans le sang, la fibre soluble associée à un contrôle amélioré du glucose chez les diabétiques et dans la diminution des niveaux de cholestérol. Les meilleures sources de fibres sont indiquées dans le tableau page suivante Quel quantité de fibres alimentaire devrait comporter un régime pour diabétiques ? Des quantités différentes ont été proposées. L'American Diabetes Association recommande 40 grammes de fibres alimentaires par jour. Pour comparer, l'Américain "moyen" en consomme entre 10 et 15 grammes quotidiennement. L'ADA ne fait pas de recommandation de quantité spécifique pour les fibres solubles. Le groupe de discussion de National Institutes of Health Consensus Development Conference on Diet and Exercise in Non-Insulin Dependent Diabetes Mellitus pense que les preuves pour augmenter les fibres dans les régimes pour diabétiques ne sont pas concluantes. Néanmoins, le Dr. James Anderson, dont les recherches ont aidé à établir un rôle des fibres dans le contrôle du diabète, recommande une consommation très importante de fibres. Il dit que le régime "idéal" pourrait inclure jusqu'à 70 grammes de fibres alimentaires par jour. Certains professionnels de la santé suggèrent de la prudence avec les régimes élevés en fibres. Certaines études ont montré que les fibres alimentaires, lorsqu'elle sont consommées à des quantités importantes, peuvent retenir des minéraux tels que le calcium et le fer, les rendant indisponible pour le corps. Même s'il n'y a pas d'accord sur la quantité "idéale" de fibre qu'il faut consommer, les experts concordent pour dire que beaucoup d'Américains n'absorbent pas assez de fibres alimentaires. Les végétariens sont plus enclin à absorber la quantité supérieure recommandée de fibres du fait de leur alimentation basée sur les plantes. Remplacer les aliments non fibreux comme les viandes, les fromages et les oeufs avec les graines et les légumineuses est un excellent moyen d'accroître le niveau de fibres solubles dans son alimentation. Si le régime important en fibres est difficile pour beaucoup d'Américains, c'est un mode de vie pour les végétariens. Bonnes Sources de Fibres Solubles Note: le Dr. Anderson de l'Université de Kentucky a compilé les données pour la quantité de fibres solubles dans les aliments mentionnés ci-dessus. Mais comme les données n'ont pas été agréées par les experts en fibres nous n'avons pas inclus les quantités par ration. Il est très facile d'accroître votre absorption de fibres solubles. Assurez-vous de d'inclure une ration de légumineuses chaque jour dans votre alimentation, car elles sont la meilleure source alimentaire de fibres solubles et les cornilles sont les meilleurs des haricots. Le tofu ne compte pas parce qu'il ne contient pas la partie fibreuse du soja. Expérimentez les flocons d'avoine. Voyez l'article de Bobbie Hinman dans le "Vegetarian Journal" de mars 1989. Remplacez 1/4 à 1/2 de la farine dans les produits cuits au four avec les flocons d'avoine. Votre préparation sera moins légère, mais délicieuse. Mangez plus de mures. Essayer les graines et les pains. L'orge et la farine de maïs ont plus de fibres solubles que le riz brun. Les diabétiques doivent-ils consommer du sucre ? Et combien ? Historiquement, les recommandations étaient que les diabétiques évitent tous les sucres. C'était ainsi parce que les sucres ont une structure chimique très simple; ils se digèrent et s'absorbent très rapidement. On pensait que cela pouvait causer une augmentation dramatique du glucose dans le sang. Des preuves récentes montrent que les aliments hauts en sucre ne sont pas aussi nuisibles pour les diabétiques qu'on les soupçonnait. Plusieurs études ont démontré que la saccharose (sucre de table) consommée comme partie d'un repas n'entraîne pas une augmentation de glucose plus importante que les amidons. Cela signifie-t-il qu'il n'y a pas de restrictions dans un régime diabétique ? Pas nécessairement. D'abord, un grand nombre d'études scientifiques ont lié la consommation de sucre des diabétiques à une augmentation des triglycérides dans le sang, sorte de graisses. Même si l'importance réelle des triglycérides reste très controversée, la consommation illimitée du sucre ne semble guère prudente. Le plus important est que les aliments riches en sucre sont aussi riches en graisses saturées et calories et faibles en nutriments. Pour cette raison, les diabétiques, comme tout le monde, feraient mieux de limiter les sucreries à leurs minima. Le "National Institutes of health Consensus Development conference on Diet and Exercise"' constate que jusqu'à 5% des calories totales peuvent provenir du sucre. Cela signifie que pour une personne avec une alimentation de 1500 calories, dont 60% des calories proviennent des hydrates de carbone, 2 1/2 cuillers de sucre sont permises. Même si cette quantité est faible, la plupart des permissions dans les régimes diabétiques sont très réalistes. L'ingestion d'alcool doit être limitée dans le régime diabétique. Les boissons alcoolisées sont riches en calories et contribuent peu en valeur nutritionnelle. Votre médecin pourra vous autoriser à consommer de l'alcool occasionnellement. Si vous en prenez, garder à l'esprit ces recommandations.
340 g de bière 1 pain plus 2 graisses 340 g de bière légère 2 graisses 43 g d'alcool blanc 2 graisses 99 g de vin sec 1,5 graisses L'exercice physique est particulièrement important pour les diabétiques type II. Des recherches montrent que de l'exercice régulier aide à accroître la sensibilité des cellules à l'insuline. Rappelez-vous qu'un des problèmes du type II est que les cellules ne sont pas sensibles à l'insuline. Donc le diabétique qui fait de l'exercice pourrait mieux régulariser le taux de glucose dans le sang. Cet effet n'apparaît qu'après de l'exercice physique régulier. L'exercice est doublement bénéfique en améliorant l'état cardio-vasculaire et en aidant à la perte de poids. Les deux sont d'un intérêt pour le diabétique. Les diabétiques qui s'injectent de l'insuline peuvent faire de l'exercice aussi mais doivent prendre des précautions. De l'exercice important doit être accompagné par une consommation plus grande de nourriture ou une hypoglycémie pourrait en résulter (glucose insuffisant dans le sang). Un diététicien peut vous aider à composer des casse-croûtes appropriés pour l'exercice physique. Tous les diabétiques devraient consulter leur médecins habituel avant de commencer un programme d'exercice physique. Il y a deux types de grossesses diabétiques. Les diabètes de grossesse sont ceux qui se développent pour la première fois pendant une grossesse. Généralement, il disparaissent après la naissance de l'enfant. Le femmes qui développent le diabète de grossesse ont plus de risques de développer le type II plus tard au cours de leur vie. Les femmes souffrant déjà du diabète quand elles seront enceintes expérimenterons certains changements dans les contrôles de glucose du sang. Si elles utilisent l'insuline, les besoins en insuline diminueront pendant la première moitié de la grossesse, et augmenteront pendant la dernière moitié. Chaque grossesse diabétique se traite individuellement. Les femmes enceintes diabétiques doivent consommer les calories adéquates, manger fréquemment des petits repas, vérifier les taux de sucre dans le sang et suivre les recommandations de leurs médecins. Les régimes végétariens bien planifiés sont adéquates pour les femmes diabétiques enceintes. Le diabète infantile est le plus souvent du type I (insulino-dépendant). Il se contrôle avec des injections d'insuline. Les régimes diabétiques pour les enfants doivent comprendre des calories adéquates, des graisses, et des nutriments pour assurer une croissance correcte en plus de contrôler le taux de glucose dans le sang. L'index glycémique est une mesure de la réponse du taux de glucose à un aliment particulier. La consommation d'un aliment avec un index glycémique important produit une augmentation significative de glucose dans le sang. La théorie est que la consommation d'aliments avec des faibles valeurs aide à maintenir un niveau de glucose normal. Aussi intéressant que soit l'index glycémique, la plupart des experts le considère comme peu utile. Premièrement, des quantités égales d'aliments ont été comparé plutôt que les quantités normale servies par ration. Deuxièmement, lorsque l'on sert des aliments comme partie d'un repas, avec d'autres aliments, cet index change énormément. Donc, un repas de carottes seules peut entraîner un dépassement du glucose dans le sang; mais un repas de riz, légumineuses, et carottes entrînera une réponse très différente. Note des rédacteurs : Comme il y avait tant de preuves opposées concernant l'index glycémique, nous avons questionné nos diététiciens pour savoir si nous devions inclure ou non cette section . Malgré tout, nous avons décidé de laisser cette section car l'index est mentionné dans la littérature populaire. Cependant nous avons décidé de ne pas inclure les valeurs de l'index glycémique, car elles relèvent plus de théorie que des faits actuellement. Pour conclure, les recommandations pour le contrôle du diabète incluent un régime pauvre en graisses, particulièrement les graisses animales pour contrôler les niveaux de lipides dans le sang et riche en hydrates de carbone et fibres pour contrôler les niveaux de glucose dans le sang. Si vous remplacez seulement 171 g de viande avec 1 1/2 tasses de haricots, vous pourrez réduire les graisses de plus de 10% et ajouter 10 à 25 grammes de fibres alimentaire ! Vous pourriez économiser jusqu'à 200 calories par jour. Même si peu de chercheurs recommandent un régime végétarien en soi-même pour les diabétiques, il est clair que celui-ci est plus proche des recommandations que le régime américain typique. Des éducateur de santé et des chercheurs craignent que les individus ne puissent effectuer les changements nécessaires pour réaliser un régime riche en hydrates de carbone et en fibres. Pour la plupart des végétariens, cette sorte de régime est habituel. Un régime végétarien stricte ou lacto-ovo-végétarien n'est pas seulement permis pour les diabétiques mais peut-être le plus recommandé.
Quelques mots sur les listes d'échange Si vous ou un ami est diabétique vous avez sans doute entendu parler des listes d'échange pour la planification des repas. C'est un outil utilisé par beaucoup de diabétiques type I pour réaliser un modèle consistant de repas typique chaque jour. Pour une personne qui prend de l'insuline, une absorption consistante de calories et d'hydrates de carbone à chaque repas est importante. Les listes d'échange contiennent six groupes alimentaires (ceux de l'amidon, les viandes [ou protéines], les légumes, les fruits, les produits laitiers, et les graisses). Le diabétique est autorisé à un nombre spécifique de rations de chaque groupe à chaque repas. Un coup d'œil rapide aux Listes révèle que même si elles sont utilisables par les ovo-lacto-végétariens, l'utilisation par les végétaliens est plus complexe. Ceci présente un défaut des Listes d'échange et non du régime végétalien. Les listes se basent sur les habitudes de l'omnivore moyen et ne sont pas le seul moyen de réussir le contrôle du diabète. Les diabétiques végétaliens peuvent utiliser les listes avec quelques modifications et devraient insister auprès de leur médecin pour être guider. Diabétiques Végétaliens : ils peuvent remplacer par le lait de soya 2% du lait de vache dans les équivalences du lait. Cependant, si vous n'utilisez pas le lait de soya, vous pouvez éliminer les équivalences du lait de votre planification alimentaire et n'utiliser que les 5 listes qui restent. Assurez-vous d'y inclure beaucoup de tofu (avec un calcium coagulant) et des légumes à feuilles vertes foncées dans votre régime pour assurer une absorption adéquate du calcium.Souvenez-vous que la plupart des diabétiques ne sont pas dépendants à l'insuline, et la plupart n'ont pas besoin des listes d'échange. Nous incluons des informations sur les listes d'échange, mais notez que pour la plupart des diabètes non insulino-dépendant peuvent être contrôler avec un régime riche en hydrates de carbone et faible en graisses, planifié avec un contrôle calorique. Ces diabétiques n'ont pas besoin de suivre un régime stricte des listes d'échange. Consultez votre diététicien pour plus d'informations sur votre situation et si vous avez besoin d'utiliser les listes d'échanges. Note au Diététiciens: dans mon travail de diététicien, je considère les légumineuses différemment de l'American Diabetes Association. Je compte souvent 1/2 tasse de légumineuses comme équivalent d'une demie portion de protéines et un de pain, alors que l'ADA ne les compte qu'avec 1 pain. Pour un végétarien, ceci nécessite d'être modifié. Questions ou commentaires Cet article a été publié originellement dans le Vegetarian Journal, Volume 9, Numéro 1, jan/fév 1990, publié par: The Vegetarian Resource Group Le Vegetarian Resource Group (VRG) est une association sans but lucratif dédié à l'éducation du public sur végétarisme et les implications sur la santé, la nutrition, l'écologie, l'éthique, et la faim dans le Monde. En plus de publier le Vegetarian Journal, VRG produit et vend des livres de cuisine, d'autres livres, brochures et copies d'articles. Pour en savoir plus, veuillez envoyer une enveloppe auto adressée à l'adresse ci-dessus. Abonnements au Vegetarian Journal $20 US par an (6 n° bimensuels). Les donations aident VRG à promouvoir le végétarisme. Pour plus d'information sur le diabète, voir www.diabetes.com |
Traduction française de
Doug J Duea (USA)Notes de VegetarianOrg.Mauritius: Nos remerciements à IVU News/ LeVegetarian Resource Group (VRG)Les contibutions à IVU News sont les bienvenues. Les articles et opinions publiés ne reflètent pas nécessairement celles de l'éditeur ni la politique de
l'"International Vegetarian Union."
© Copyright des articles restent à leurs auteurs respectivent.
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